Mis en avant

Réalisation d’une butte de culture

Il s’agit de la réalisation d’une butte de culture type bois et azote selon le schéma proposé par Damien Dekarz dans son bouquin « Permaculture au jardin ».

« Type » car notre tentative de butte test ne respecte pas pleinement le schéma décrit ci-dessus.

Notre empilement a été réalisé avec les matières dont nous disposons sur le terrain.

Vous trouverez ci-dessous la succession des étapes et des matières utilisées.

Après avoir « biobêcher » la zone de forme ovale sur 30cm de profondeur, la terre est sortie sur le pourtour de la zone (à l’exception des gros blocs).

Vient alors l’ajout de gros morceaux de bois pourris et de branchages de bois mort.

Ajout du mulch réalisé par broyage de branches, de coupes de haies,… Le but étant d’occuper l’espace libre entre les divers branchages.

A ceci vient s’ajouter une légère couche de paille puis le tout est tassé par piétinement et arrosé copieusement.

Ensuite vient l’ajout d’une couche d’environ 10cm d’herbe fraichement tondue. Le tout est de nouveau copieusement arrosé.

La terre initialement écartée ainsi que celle au centre de l’ovale est alors déposée sur la butte (épaisseur entre 7 et 10 cm). 10cm est l’idéal.

Enfin le tout est recouvert de 15 à 20 cm de paille bio.

La butte sera probablement utilisée d’ici 2 à 3 semaines, une fois que la température liée à la fermentation de la tonte soit un peu retombée.

Nous vous tiendrons évidemment informé de l’avancement de notre test de culture en butte.

à suivre…

💐Vive le printemps !!💐

Que cette journée soit sous le signe de la renaissance et des nouveaux départ.

Planter des aujourd’hui les graines de vos rêves et offrez leur l’amour nécessaire pour les voir grandir jour après jour.

La nature se réveille et s’habille peu à peu de ses robes d’arc en ciel parsemant les paysages de rouge, de rose, de bleu, et de mille autre couleur, dévoilant leur doux parfum emporter par le vent.

Les oiseaux nous parviennent leur chant mélodieux annonçant le retour des beaux jours afin que cette renaissance ne soit qu’amour.
Les esprits de la nature sont en effervescence en ce jour de célébration et festoient autant que les humains.

Chantez, dansez et riez
sous les rayons de lumière,
Mangez et festoyez en ce jour de fête d’Ostara ! »

Allyenor Digandal

Bisous bisous 😘💕
Catherine & Sébastien

Réussir la culture sur butte

La culture sur butte est une méthode innovante. Richard Wallner, spécialiste de la permaculture, vous guide pas à pas pour créer, planter et entretenir vos buttes, à l’aide de schémas de culture détaillés. La culture sur butte présente de nombreux avantages : ni labour, ni pesticide, ni herbicide, ni apport d’engrais, ni mal de dos… et des légumes bons, sains et bio. Optez pour le potager du futur : durable, biologique et facile d’entretien ! Développée au travers d’une démarche permaculturelle, démarche globale et écologique, la culture sur butte est aussi une solution pour ceux qui souhaitent mettre en oeuvre au quotidien le développement durable.

Mise en pratique

Terre et liberté

Résumé

Dans la plupart des civilisations ou des milieux sociaux, l’idée de la liberté qui prévaut est de pouvoir se décharger de la vie matérielle, des tâches de subsistance : sur les esclaves, sur les travailleurs manuels et les femmes, sur les machines… Dans cet essai philosophique remarquable, Aurélien Berlan ravive une conception opposée, subalterne, de la liberté portée par des mouvements populaires d’hier, en Occident, et des mouvements paysans d’aujourd’hui, dans les pays du Sud (en Inde et au Mexique, en premier lieu) : la prise en charge collective et égalitaire des besoins de base, des besognes nécessaires à la vie sur terre.
Contre le rêve de délivrance, le projet d’autonomie , contre le libéralisme, le marxisme et notre société de services néo-domestique, la réappropriation de la part matérielle de nos vies.

À propos de « Terre et Liberté » d’Aurélien Berlan

L’un des meilleurs livres que j’ai lu ces deux dernières années. C’est une lecture essentielle et inspirante, un futur classique de la critique écologiste, pour moi, un livre qu’on doit avoir (lu).

Autonomie : l’imaginaire révolutionnaire de la subsistance

Article de l’auteur Aurélien Berlan sur la revue Terrestres à propos de son œuvre  » Terre et liberté « .

L’écologie sociale – Penser la liberté au-delà de l’humain

Résumé

Aucun des problèmes écologiques que nous affrontons aujourd’hui ne pourra être véritablement résolu sans un profond changement social – telle est la conviction qui traverse l’oeuvre de Murray Bookchin. Aux origines du  » municipalisme libertaire  » pour lequel il est principalement reconnu, Bookchin a mené une réflexion théorique et philosophique fondamentale sur l’écologie. Ce recueil explore de façon critique les relations entre sociétés humaines et milieux naturels.
Ce projet passe notamment par une archéologie de la domination, l’élaboration d’une philosophie de la nature, l’exploration des conditions et des formes de la liberté, des réflexions sur une technologie au service de la vie, et une décolonisation des imaginaires.

Le climat n’est pas le bon combat !

Utopie bornée, la transition est morte

Résumé:

Le climat est LE terme phare de l’urgence actuelle, LA cause qui fédère les mouvements les plus engagés, LE danger absolu qui mettrait à lui seul en péril notre survie. Pourtant, le climat n’est pas la principale cause de la grave altération de notre si belle maison, mais bien le symptôme de notre entreprise collective de destruction massive du vivant. Notre situation n’a nul besoin du climat pour être catastrophique.
L’urgence n’est donc pas climatique, elle est écologique ! Notre empreinte a dépassé toutes les limites de soutenabilité de notre planète depuis 50 ans et nous fonçons toujours plus vite vers le précipice. Au lieu de freiner pour amortir la chute inévitable, nous accélérons vers un chaos inéluctable. Notre civilisation n’a nul besoin du climat pour vivre un effondrement dramatique. L’urgence n’est donc pas climatique, elle est systémique ! Pour mieux appréhender les enjeux de notre époque, il convient d’analyser dans le détail les 12 dominos dangereusement interconnectés de notre société mondialisée.
Pour bien mesurer notre difficulté à relever les immenses défis du XXIe siècle, il est également nécessaire de comprendre les 12 raisons anthropologiques, psychologiques et sociologiques de notre cruelle inertie, qui pourrait bien nous être fatale. Enfin, pour nous donner une chance de réussir, il est indispensable de déconstruire les concepts « bullshit », le « greenwashing » hypocrite et les fausses pistes de la lutte contre le seul dérèglement climatique.
Voici justement la triple ambition de ce livre. Abandonnons le mirage de la transition, la religion de la croissance infinie et notre perverse « technofolie ». Réveillons-nous, il est urgent et vital de faire sauter les verrous de notre inertie. Cessons d’essayer de  » sauver  » le climat, il ne risque pas de disparaître, contrairement aux habitants de notre planète. Mobilisons-nous pour SAUVER LA VIE sur Terre ! C’est désormais notre unique mission, notre plus grande responsabilité.
Il en va de notre dignité.

Avis: A venir (lecture en cours)

L’effondrement des sociétés complexes – La Fenderie, Le Retour aux Sources

Tainter Joseph A., L’effondrement des sociétés complexes (1988), La Fenderie, Le Retour aux Sources, 2013. Traduit de l’américain par Jean-François Goulon

L’ambition de l’auteur est d’expliquer pourquoi et comment une société complexe (ayant un certain niveau d’organisation administrative, politique et économique) peut s’effondrer (c’est-à-dire voir ce niveau de complexité organisationnelle réduit en un temps assez court). Les sociétés romaines, maya et chacoans (dans l’Ouest des États-Unis) sont étudiées plus particulièrement, parmi une vingtaine de civilisations ayant connu un brusque déclin. J. Tainter propose une théorie résolument internaliste de l’effondrement : une société s’effondre parce qu’elle ne parvient plus à supporter son propre poids, ou, plus précisément, parce que sa bureaucratie rend inefficaces les réformes qui s’avèrent indispensables pour faire face aux problèmes internes ou externes qui ne manquent jamais d’arriver. C’est ce que les économistes appellent le problème du « rendement marginal décroissant » de l’investissement – la théorie de Tainter fait des questions économiques le cœur de l’explication de l’effondrement. Pour résoudre un problème social, économique, politique, écologique ou militaire, l’État doit engager des réformes et des actions qui correspondent à un investissement financier. Or si cet investissement n’est pas rentable, c’est-à-dire qu’il engendre plus de difficultés qu’il n’en résout, alors même qu’il était inévitable (une société ne peut pas ne pas réagir quand un problème se présente à elle), il précipite une réaction en chaîne qui mène tôt ou tard à l’effondrement.

L’effondrement de notre civilisation thermo-industrielle n’est en aucun cas la fin du monde. Même si l’espèce humaine a littéralement saccagé la vie sur Terre au point qu’elle pourrait finir par disparaitre elle-même, notre planète devrait nous survivre.

C’est plutôt la fin d’un monde, le nôtre, celui de notre civilisation thermo-industrielle, de notre société capitaliste campée sur son libre-échange globalisé, sa compétition toxique, son hyper-consommation destructrice et gaver par sa sacro-sainte croissance. Le tout sous perfusion carbonée.

​L’effondrement n’est pas un événement cataclysmique unique et ponctuel, c’est un long processus qui a déjà commencé. Ce que les médias mainstream et les gouvernements occidentaux appellent des crises, quelles soient climatiques, énergétiques, financières et sanitaires (pandémie) ne sont en réalité rien d’autres que les effets et conséquences du néolibéralisme, qui est bel et bien la cause racine de tous nos maux. Le plus inquiétant à mes yeux c’est qu’en se mourrant le néolibéralisme devient autoritaire, sécuritaire et illibérale voire laisse entrevoir une nouvelle forme de fascisme hérité des méthodes de management des Firmes Transnationales.

L’écologie du XXIe siècle

La grande affaire du XXIe siècle sera l’écologie : comment, face à une dégradation de la biosphère jamais observée dans l’histoire, allons-nous empêcher le désastre et refaire une société juste et pacifiée ? Ceux qui tiennent aujourd’hui les manettes de la société n’ont pas la réponse à cette question cruciale. Mais une nouvelle génération arrive aux commandes et donne le ton de ce que seront les décennies à venir.
L’équipe de Reporterre est allée interroger ses plus vaillants représentants : Claire Nouvian, Pablo Servigne, François Ruffin, Corinne Morel Darleux, Jon Palais, Jade Lindgaard, Alessandro Pignocchi, Angélique Huguin, Matthieu Amiech, Fatima Ouassak, Pierre Rigaux, Juliette Rousseau… Ces femmes et ces hommes ont tous moins de 45 ans. Nous leur avons demandé comment elles et ils étaient arrivés à l’écologie, quelle était leur vision du monde et comment, au quotidien, changer la vie.
Ensemble, ils dessinent un nouveau monde, où la nature, la justice sociale, le bien commun, la sobriété, la technique retrouvent leur juste place. Dans ces entretiens revigorants, elles et ils transmettent le goût de l’espoir et l’envie de lutter. Un livre programme, présenté par Hervé Kempf. Ce livre est édité en partenariat avec Reporterre, le quotidien de l’écologie sur Internet.

Très inspirant et dynamisant, la mise en lumière des causes du désastre actuel, mais pas que, heureusement ces entretiens démontrent une fois de plus que des alternatives existent déjà, qu’elles fonctionnent mais qu’il faudrait pour bien faire qu’elles soient déployées à plus grande échelle par une prise de conscience planétaire.

« Ma conviction est que les raisons des combats qu’on mène ne sont pas uniquement à chercher dans des victoires futures. Elles sont aussi à chercher dans cette dignité du présent qui permet d’être fier de qui on est, de la manière dont on occupe son temps » – Corinne Morel Darleux

Magnifique, je vous le conseille vivement !